Myriam Harry

PREMIER PRIX FEMINA (1905)

LA PETITE FILLE DE JÉRUSALEM

La Petite Fille de Jérusalem

En librairie : 26 mai 2016.

 

Format : 120 x 200 mm.

Pagination : 272 pages.

Poids : 121 g.

ISBN : 978-2-84990-455-8.

 

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Avec ce roman publié pour la première fois en 1914, Myriam Harry fait le récit de son enfance dans la Jérusalem de la fin du XIXe siècle : les odeurs des souks, les couleurs chaudes de la terre et des murs, le ciel, les musiques, les chants et les prières y sont mêlés. Ses habitants, décrits avec humour et sollicitude, se côtoient : Arabes (musulmans et chrétiens), Juifs, Turcs, Grecs, Arméniens, Russes, Occidentaux de toute confession…

C’est à l’abri d’une vieille maison sarrasine et du magasin paternel que Siona, « la petite fille de Sion », grandit. Sa vie est façonnée par la tendresse de sa nourrice bethléemitaine, le rigorisme de sa mère, diaconesse luthérienne allemande, et l’excentricité érudite de son père, antiquaire, libraire et se disant archéologue.

La Petite Fille de Jérusalem est également l’histoire du père, Juif d’origine russe, converti à l’anglicanisme, dont la boutique de souvenirs et d’antiquités locales, nichée près du Saint-Sépulcre, fait rêver la « petite Sulamite ». Un lieu magique rempli de vases, de tissus, de stèles et de livres anciens, de dames prenant le thé assises sur des sofas. Siona grandit, délaisse ses jeux à l’ombre des baumiers, connaît les premiers émois amoureux, projette déjà de devenir écrivain, fait la fierté de son père.

Ce père, trop souvent absent, abandonne sa famille pour des expéditions mystérieuses au pays de Moab. Il en rapporte un manuscrit fait de bandelettes de cuir gravées d’une ancienne écriture hébraïque qu’il identifie comme l’un des plus anciens rouleaux de la Bible : le Deutéronome. En 1882, Moses Wilhelm Shapira (le véritable nom du père de l’auteur) part à Londres vendre son trésor au British Museum. Accusé de faux, il se suicide dans un hôtel à Rotterdam. Détenait-il le premier manuscrit dit de la mer Morte, soixante-cinq ans trop tôt ?

Les rêves de la famille s’effondrent et la vie de Siona bascule. Ruinée, la mère ne peut régler les dettes de son époux, vend boutique et maison et retourne, avec sa fille, dans son Allemagne natale. Déracinée, perdue à Berlin, si éloignée de la Jérusalem aimée, Siona fait le serment des exilés de Babylone :

« Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite s’oublie ! » (Psaume 137).

Myriam Harry, de son vrai nom Maria Rosette Shapira, est née à Jérusalem en 1869. Son enfance et sa jeunesse ont fait l’objet de quatre romans. La Petite Fille de Jérusalem est le premier. Découverte à Berlin par Sacher-Masoch, Myriam Harry devient l’égérie de J.-K. Huysmans, Anatole France, Jules Lemaître. Elle est l’auteur de nombreux romans et nouvelles qui, tous, eurent un très grand succès. Souvent sollicitée par les directeurs de journaux, elle parcourt le monde : elle en rapporte de très justes récits de voyage (Tunisie, Irak, Madagascar, Indochine…). Elle reçoit en 1905 le tout premier prix Fémina pour La Conquête de Jérusalem.

Diffusion/distribution : Équateurs/INTERFORUM.